Le lancement de La gravure : un art à découvrir

Panneaux de musée

Les panneaux d’introduction, où l’on voit notamment une plaque d’impression de timbres complète et une feuille de billets de 1000 $.

C’était un moment emballant, mais aussi un peu stressant : un genre de mélange entre le jour de Noël et un rendez-vous chez le médecin. Par ce frisquet matin de novembre, les membres de notre petite équipe se tenaient dans l’espace réservé aux programmes éducatifs du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke, tandis que les techniciens du centre des expositions assemblaient notre exposition, parachevée. Oui, parachevée. Pour la toute première fois, nous pouvions voir ses objets fixés aux panneaux, nous asseoir dans la cabine photo, manipuler ses composantes interactives et prendre pleinement conscience des enchaînements entre les différentes sections. Les gribouillis sur tableau blanc et les aperçus générés à l’ordinateur, devenus familiers au cours des derniers mois, appartenaient désormais au passé. Déambuler enfin dans la véritable exposition était une expérience à la fois surréelle et trépidante.

Panneaux d’exposition dans un musée

Les panneaux des modules principaux mesurent huit pieds de haut et quatre de large.

Présentoir de musée

Chacune des « mini-expositions » constitue un prolongement du texte principal. Ces présentoirs sont conçus pour ressembler à des tables à dessin.

Panneaux d’exposition dans un musée

En comptant les stations interactives, l’exposition se compose de quatorze modules.

Les expositions itinérantes peuvent recéler bon nombre de mauvaises surprises qui n’attendent que le premier assemblage pour surgir en criant : « Bouh! » Les choses ne se déroulent pas toujours aussi bien dans le monde réel que dans notre imagination : c’est la vie. Ainsi, quand une équipe d’ouvriers s’attroupe autour d’un assortiment de pentures en se frottant le menton, c’est signe que quelque chose vient de faire « Bouh! » Mais autour de La gravure, personne ne s’est frotté le menton. Bien sûr, l’écran tactile de la fresque historique a connu quelques prévisibles ratés, et il a fallu apporter certains ajustements pour que les panneaux tiennent bien ensemble. Cela mis à part, tout a fonctionné remarquablement (voire incroyablement) bien, et nous étions au septième ciel.

Appareil pour dessiner des motifs

Cette station fonctionne comme le bon vieux Spirographe®. En réutilisant la même feuille d’un poste à l’autre, on peut créer des motifs d’une grande complexité.

Billets et timbres dans des présentoirs

Ces objets authentiques témoignent de la représentation que se font les Canadiens d’eux-mêmes sur les billets et les timbres.

Enfants devant un écran tactile

Les visiteurs peuvent enjoliver leur photo de divers éléments graphiques de toutes les couleurs afin de créer leur propre timbre ou billet.

Si notre exposition nous a donné aussi peu de fil à retordre, c’est en grande partie parce que ses constituants de base sont plutôt traditionnels. Certes, elle comprend de nombreux éléments à la fine pointe de la technologie, mais le tout est présenté dans une structure qui ne laisserait perplexe aucun menuisier du siècle dernier. À quoi bon opter pour des verrous en titane à couple de serrage électromagnétique sous vide (oui, j’invente à mesure) quand une banale clenche en bois peut faire l’affaire? Blague à part, dans notre domaine, il est toujours souhaitable de viser la simplicité, surtout lorsque l’exposition risque d’aboutir à des milliers de kilomètres du fournisseur de verrous en titane le plus près.

Alors voilà. Qu’en dites-vous? Nous, nous la trouvons magnifique, mais nous ne sommes pas tout à fait objectifs.

Écran où sont affichées des dates

La fresque sur l’histoire de la gravure fournit également des renseignements contextuels sur l’époque, dont la plupart sont illustrés au moyen de timbres canadiens.

Outils de gravure

La plupart de ces outils ont été utilisés par des graveurs canadiens, vraisemblablement pour créer des billets et des timbres.

Timbres et images de timbres

Des reproductions grand format des timbres auxquels on fait référence ont été imprimées, pour faciliter la visualisation de ces artéfacts de petite taille.

Au moment où ce billet sera publié, l’exposition sera déjà parvenue à sa troisième destination, le Galt Museum & Archives, à Lethbridge (Alberta). Elle a aussi été présentée au Musée régional de Kamouraska, au nord de la ville de Québec, où elle a été montée sans anicroche. Nous vous invitons à consulter notre page sur les expositions itinérantes pour en savoir plus. En terminant, je souhaite remercier l’équipe des expositions du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke et, bien sûr, lever mon chapeau à mes vaillants collègues chargés de la conservation et des expositions.