Vers la fin des années 1990, les sociétés d’impression de produits fiduciaires voient leurs techniques défiées par des faussaires disposant d’appareils de reproduction numériques de plus en plus sophistiqués et accessibles. La contrefaçon entre dans une nouvelle ère, et il faut désormais de nouveaux outils pour y faire face. La Banque du Canada adopte donc une nouvelle stratégie de conception en 2002, et la série L’épopée canadienne devient la première série entièrement conçue à l’ordinateur. Le directeur artistique de la Compagnie canadienne des billets de banque, Jorge Peral, est responsable de concevoir la totalité des coupures de la série. Ce n’est possible qu’à l’aide d’ordinateurs, qui permettent de produire rapidement et facilement plusieurs versions d’un même billet.
C’est également la première fois qu’on consulte la population canadienne quant au choix des thèmes. La Banque réunit de nombreux groupes de discussion pour déterminer quelles valeurs et réalisations reflètent le mieux l’expérience canadienne. Et ces sujets, qui vont de l’art aux plaisirs de l’hiver en passant par le droit de vote des femmes, ornent le verso des billets. À l’époque, on considère que c’est la série la plus inspirée de l’identité canadienne.
La gravure et l’impression en taille-douce demeurent des éléments importants de cette émission. Elles donnent aux billets leur aspect traditionnel et leur texture caractéristique. Toutefois, l’essentiel de la sûreté des billets ne repose plus sur la complexité ou la perfection de la gravure, mais plutôt sur des éléments de sécurité comme des fils métalliques, des hologrammes, des images fantômes, des chiffres en morceaux, des bandes métalliques à couleur changeante et des détails visibles seulement sous lumière ultraviolette.
Les billets comportent aussi des éléments tactiles destinés à faciliter leur identification par les personnes ayant une déficience visuelle. Une série de points en relief, semblables au braille, situé le long du bord supérieur droit, indique la coupure. Ces marques sont très difficiles à reproduire, ce qui ajoute un obstacle de plus pour les faussaires.
Sûreté
Vérification des billets
Billets de la série L’épopée canadienne (2004-2006)
Il est facile de vérifier les éléments de sécurité des billets de banque. Si vous avez des doutes lorsque vous vérifiez n'importe quel billet, demandez-en un autre.
Les billets de 20 $, de 50 $ et de 100 $ ont été introduits en 2004, et ceux de 5 $ et de 10 $ ont été améliorés en 2005 et 2006 pour faire en sorte que la même série d’éléments de sécurité apparaissent sur les cinq coupures.
1. Bande métallique
Inclinez le billet. Les chiffres et les feuilles d’érable changent de couleur.
2. Image fantôme
Tenez le billet devant une source de lumière et examinez-le. Une petite image fantôme du portrait apparaît. Elle est visible des deux côtés du billet.
3. Traits
Tenez le billet devant une source de lumière et examinez-le. Les traits forment une ligne pleine qui est visible des deux côtés du billet.
Inclinez le billet. Les traits passent du doré au vert. Les caractères de petite taille (p. ex., CAN 20) correspondent à la valeur du billet.
4. Chiffre en morceaux
Tenez le billet devant une source de lumière et examinez-le. Les motifs irréguliers figurant au recto et au verso du billet forment un chiffre complet qui est visible des deux côtés du billet.
5. Encre en relief
Touchez la surface du billet pour sentir l’encre en relief sur les épaules du portrait, le gros chiffre et les mots « Banque du Canada • Bank of Canada ».
6. Élément ultraviolet
Examinez le billet sous une source de lumière ultraviolette. Assurez-vous que les mots « BANQUE DU CANADA – BANK OF CANADA » et le chiffre qui correspond à la valeur de la coupure brillent d’un rouge et d’un jaune imbriqués. Des fibres rouges et jaunes sont disséminées au hasard des deux côtés du billet.
Conseil
Ne vous fiez pas uniquement à cet élément. Vérifiez toujours au moins deux éléments de sécurité.
Billets originaux de 5 $ et de 10 $ de la série L’épopée canadienne (2001-2002)
Les billets originaux de 5 $ et de 10 $ de la série L’épopée canadienne (2001-2002) comportaient des éléments de sécurité différents. Par exemple, ils n’étaient pas dotés d’une bande métallique, d’une image fantôme, de traits ni d’un chiffre en morceaux.
1. Feuilles d’érable
Inclinez le billet. Trois feuilles d’érable dont l’éclat doré passe de pâle à brillant.
2. Chiffre caché
Inclinez légèrement le billet à la hauteur des yeux. Le chiffre « 5 » ou « 10 » apparaît.
3. Encre en relief
Touchez la surface du billet pour sentir l’encre en relief sur les épaules du portrait, le gros chiffre « 5 » ou « 10 » et les mots « Banque du Canada • Bank of Canada ».
4. Élément ultraviolet
Examinez le billet sous une source de lumière ultraviolette. Les armoiries et les mots FIVE • CINQ (ou DIX • TEN) et BANQUE DU CANADA – BANK OF CANADA, d’un bleu fluorescent, se superposent au portrait. Des fibres rouges sont disséminées au hasard des deux côtés du billet.
Conseil
Ne vous fiez pas uniquement à cet élément. Vérifiez toujours au moins deux éléments de sécurité.
Explorez chaque billet de banque
L’épopée canadienne - Billet de 5 $
La coupure de 5 dollars, émise en mars 2002, a été la deuxième de la série. Le recto du billet présente un portrait de sir Wilfrid Laurier produit par l’éminent graveur suédois Czeslaw Slania, de même qu’une vignette de l’édifice de l’Ouest du Parlement.
L’épopée canadienne - Billet de 10 $
Le recto de la coupure de 10 dollars montre un portrait de sir John A. Macdonald gravé par Jorge Peral, ainsi qu’une vignette de la Bibliothèque du Parlement.
L’épopée canadienne - Billet de 20 $
La coupure de 20 dollars, lancée en septembre 2004, porte une effigie de la reine créée à partir d’une photographie de Charles Green prise en 2000 spécialement pour ce billet.
L’épopée canadienne - Billet de 50 $
Mise en circulation en novembre 2004, la coupure de 50 dollars est ornée d’un portrait du premier ministre Mackenzie King gravé en Allemagne par Giesecke & Devrient à l’aide d’un ordinateur.
L’épopée canadienne - Billet de 100 $
L’effigie de sir Robert Borden figurant sur la coupure de 100 dollars a été gravée par Czeslaw Slania, d’après une aquarelle (à gauche) réalisée par Jorge Peral.



