L’équipe chargée de la conservation retire des centaines d’objets des vitrines du Musée de la monnaie

Rangée de présentoirs vides

Plus de 2 000 pièces de monnaie, billets de banque, perles et coquillages sortent de leur vitrine pour la première fois depuis qu’ils y ont été placés, en 1980. Le personnel de conservation du Musée s’affaire à retirer les panneaux des vitrines, à placer les pièces dans des tiroirs spécialement conçus pour les recueillir et à glisser les billets dans des enveloppes sans acide en mylar. Sans blague, il faut parfois jusqu’à trois conservateurs qui se creusent les méninges simultanément pour parvenir à comprendre comment accéder au contenu des présentoirs les plus lourds.

Des panneaux ont été retirés et adossés contre le mur de l’ancienne chambre forte, tandis que les objets qu’ils contenaient - toujours en excellente condition - étaient soigneusement récupérés en vue de leur entreposage. Les pièces et les billets ont été vérifiés au moyen d’une liste de contrôle, de minuscules étiquettes ont été imprimées, les objets ont été classés, et les lieux ont pris une toute autre allure.

e guerre parti de France en 1725 avec à son bord une cargaison de pièces flambant neuves destinées à payer le salaire des soldats de la forteresse de Louisbourg. Vers la fin de l’été, une tempête a fait dévier le navire vers un récif situé au nord de la forteresse; le bateau a sombré et plus de 200 personnes ont péri. Pendant près de 250 ans, le fabuleux trésor de pièces d’or et d’argent à l’effigie de Louis XV est demeuré intouché au fond de l’océan. Des plongeurs qui exploraient les eaux près de Baleine, au cap Breton, l’ont découvert en 1965. Près de cinquante ans plus tard, certaines des pièces récupérées dans le Chameau quittent à nouveau leur épave (miniature, cette fois) afin d’être entreposées en toute sûreté, jusqu’à leur prochaine aventure.

Femme prenant une pièce de monnaie dans un présentoir