L’équipe responsable des collections retirent les objets des présentoirs où ils étaient exposés depuis plus de 30 ans.
Les festivités des fabuleux adieux du Musée de la monnaie venaient à peine de se terminer que le conservateur en chef, Paul Berry, et son équipe commençaient à vider les vitrines, qui n’avaient pas été ouvertes depuis 1980. La tâche la plus colossale a été de retirer les quelque 2 500 billets de banque exposés dans la salle communément appelée « galerie 8 ». Lorsque la Banque a ouvert ses portes, en 1935, cet endroit faisait partie du hall bancaire accessible au public. Au cours des 30 dernières années, cette pièce a servi de salle d’exposition : jusqu’à douze billets étaient présentés sur chacune des faces des quelque 300 de panneaux coulissants qu’elle renfermait. Ces « tiroirs » verticaux en acier inoxydable brillent encore comme des sous neufs; on jurerait qu’ils sont faits du même matériau anti-bombe que le hall lui-même.
Une fois retiré, chaque billet a été placé dans une enveloppe, repéré sur une liste de contrôle, étiqueté avec le bon numéro d’accès, puis inscrit dans un registre. Un processus fastidieux, mais accompli dans la bonne humeur par toute l’équipe, composée de plusieurs numismates trop heureux de manipuler des billets provenant des quatre coins du monde.
Si chaque présentoir est pourvu d’une porte d’accès verrouillée, extirper les objets qui s’y trouvent représente une telle corvée qu’on peut se demander si les serrures étaient réellement nécessaires. Par exemple, pour retirer les panneaux des vitrines horizontales de la galerie 2, il a fallu soulever tout le meuble de sa base et le tourner à l’envers. Ce n’est qu’ensuite qu’on a pu enlever les vis et accéder aux panneaux, désormais sens dessus dessous, et à la panoplie de pièces qui y étaient solidement fixées.
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