signe de la fête du Canada et foule

La fête du Canada fut le jour le plus achalandé de l’année au Musée. Et pour cause. Non seulement nous nous trouvions au cœur de la plus grande fête du pays, mais nous offrions aussi gratuitement des friandises glacées (et des ballons, et des tatouages, et plus encore). Par moment, on aurait pensé que le Musée était plus populaire que la colline du Parlement! Nous pouvons accueillir environ 350 visiteurs en même temps : aussi, quand nous avons atteint ce chiffre, on aurait dit que toute la foule sur la colline était venue suivre un petit cours d’économie et de numismatique. Ou utiliser les toilettes. Nous n’étions pas regardants, juste contents de voir affluer tout ce monde.

deux joyeuses bénévoles

Cette année, nous avons demandé à tous les employés de la Banque de se porter volontaires. La bonne bouffe et les t-shirts gratuits ont eu raison des réticences.

un bénévole qui applique un tatou sur un bras d’un visiteur

En proie à la souffrance, nos bénévoles ont travaillé fort toute la journée à tatouer des bras et des visages à l’entrée du Musée.

Cette année, les activités au Musée ne manquaient certainement pas. En hommage à Viola Desmond, qui figurera sur le billet de 10 $ à venir, nous avons proposé aux visiteurs un jeu-questionnaire à propos des personnalités féminines qui ont orné la monnaie. Nous avons choisi 25 billets et pièces sur lesquels sont représentées des femmes, puis avons pondu une question pour chaque objet. Les images, questions et réponses associées aux objets s’affichaient sur notre écran tactile géant sous la forme d’un jeu interactif. Dans certains cas, il n’y avait qu’à examiner l’objet pour trouver la réponse; dans d’autres, il fallait être fin renard; mais dans tous les cas, les visiteurs découvraient des aspects intéressants de ces personnalités féminines souvent surprenantes. Jusqu’à six personnes pouvaient prendre part au jeu simultanément, mais bien des gens ont formé des duos pour tester les connaissances des uns et des autres.

visiteur manipulant un écran tactile géant

Religieuses, poètes, politiciennes, artistes, actrices, suffragettes : une infinité de questions pouvaient être posées au sujet de ces femmes.

Durant le Festival canadien des tulipes au Musée, les stations d’origami ont été prisées à un point tel que nous les avons ressorties pour la fête du Canada. Bien sûr, les visiteurs ont confectionné des feuilles d’érable et non des tulipes, mais ils ont pu utiliser, une fois de plus, le même papier génial à motifs de billets de banque. Nous avons commandé deux boîtes de ce papier, de couleur rouge cette fois. Nous n’en avons pas manqué, mais il en reste bien peu. Malgré l’intense séance de pliage, personne ne s’est coupé avec du papier (les guides se tenaient prêts à panser les éventuels infortunés…).

deux filles pliant et tenant un papier en forme de feuille d’érable

Suivez les instructions, pliez, repliez, lissez et, dans le temps de le dire, vous voilà avec une feuille d’érable en papier!

À l’occasion de la fête du Canada, nous avons l’habitude d’offrir gratuitement de la crème glacée à nos visiteurs. Cette année, ils ont eu droit à des sucettes glacées aux fruits, moyennant un petit effort : ils devaient parcourir les galeries du Musée, trouver des images de femmes sur des billets de banque et se prendre en photo avec ces images. Des centaines de visiteurs se sont livrés au jeu pour une bouchée de fraîcheur. La plupart d’entre eux auraient pris des égoportraits de toute façon, alors pourquoi ne pas les récompenser en leur offrant une friandise? Qui refuserait ça!

fille prenant un égoportrait au Musée

Assez facile : trouver le portrait d’une femme sur un billet de banque. Difficile : se prendre en photo avec un si petit portrait.

Environ une fois par semaine, un visiteur demande à nos guides si nous donnons des échantillons de monnaie. Invariablement, cette question met un sourire aux lèvres des guides, les fait rigoler et secouer la tête. Qu’à cela ne tienne, le 1er juillet 2018, nous avons finalement donné des échantillons! Enfin… façon de parler. Cette année, Arthur Ishkaev, concepteur de pièces et monnayeur, a apporté son coin portable au Musée et a manié son marteau et frappé des pièces pour les visiteurs. Non, les pièces n’ont pas cours légal et ne duperaient aucun caissier ni aucun parcomètre, mais ces petits souvenirs ont remporté un gros succès. Et de gros coups de marteau, c’est ce qu’il fallait pour frapper ces pièces. Les gens étaient nombreux à faire la file à la station frapper leur propre pièce, mais qui est pressé à la fête du Canada?

deux côtés d’une presse à monnayer et un flan

Ishkaev a conçu une pièce pour nous et reproduit chaque côté du motif sous la forme d’un négatif métallique enchâssé dans un moule. Un flan est inséré entre les moules, qui sont frappés avec un marteau.

homme maniant un marteau

Un, deux, trois, soulevez! C’est la puissance du coup qui fait la perfection de la pièce.

main tenant une pièce de monnaie

Qui aurait pensé qu’un objet si simple pouvait produire une si belle pièce?

Ballons, frappe de pièces, origami, jeu-questionnaire, égoportraits : c’était le Musée en folie! Nous avons accueilli plus de 2 700 visiteurs de tous âges et étions fort heureux de leur offrir abri et plaisir durant une journée aussi dingue à Ottawa.

Joyeux 151e anniversaire, Canada! Et bonne fête au Musée de la Banque du Canada, qui a soufflé sa première bougie!