Halifax, 2016 – Première partie

île avec phare

L’île Georges, à l’extrémité sud du port, a été l’un des postes de défense d’Halifax du milieu du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XXe siècle.

J’adore Halifax. Et j’espérais secrètement être choisi pour représenter le Musée de la Banque du Canada au congrès de l’Association des musées canadiens (AMC), tenu en avril dans cette superbe ville. Le hic, c’est que je ne trouvais pas comment justifier ma demande, jusqu’à ce que ma gestionnaire annonce qu’elle ne pouvait s’y rendre et que nous devions donc trouver quelqu’un d’autre pour assister à des séances de formation et serrer quelques mains. Misère : je devais aller à Halifax.

vieil hôtel

Le Westin Nova Scotian, construit en 1930, était à l’origine un hôtel de gare. Il a échappé au boulet de démolition il y a peu, dans les années 1990.

Toute l’activité a eu lieu à l’hôtel Westin Nova Scotian, sur la rue Hollis, tout près des quais. L’endroit, qui offre une très belle vue d’Halifax, est à distance de marche de la plupart des meilleurs restaurants, du port, de la citadelle et de cinq grands musées.

Et je n’étais pas seul : comme nous avons maintenant trois expositions itinérantes à proposer, j’étais accompagné d’une de nos chargées de projet et de notre responsable du marketing. Elles ont été à pied d’œuvre à notre stand d’exposition pendant tout le congrès. Notre directeur, Ken Ross, membre important du comité organisateur du congrès de l’an prochain (qui aura lieu ici à Ottawa), était également sur place.

Juste à temps pour le congrès, une toute nouvelle exposition du Musée ne demandait qu’à trouver preneur : La monnaie électronique déchiffrée. Plusieurs petits musées étaient à la recherche d’expositions itinérantes pour combler leur programmation, et La monnaie électronique déchiffrée, ainsi que La gravure, un art à découvrir et Dans les billets (les deux autres expositions qu’offre le Musée de la Banque du Canada), ont suscité beaucoup d’intérêt.

brochure sur les expositions itinérantes

Le Musée de la Banque du Canada compte trois expositions itinérantes, et en offrira une quatrième en 2017.

Le premier jour du congrès était consacré aux ateliers d’une journée et d’une demi-journée. En ce matin pluvieux, je m’étais levé tôt et je me sentais morne. J’ai avalé un sandwich « petit-déjeuner » chez Timmie’s, puis j’ai consulté mon programme et je me suis rendu à mon premier atelier, Mark-Park-Spark. Cette séance de trois heures expliquait l’importance de tenir un inventaire précis des objets muséaux et présentait les problèmes connexes. Les animateurs ont été jusqu’à avancer qu’un mauvais archivage des objets revient à les laisser se détériorer : point de vue intéressant. Ils nous ont ensuite proposé nombre de solutions, parmi lesquelles l’enregistrement à distance. Grâce à un portail Web donnant accès aux bases de données des collections, les sous-traitants sont en mesure d’exécuter, où qu’ils se trouvent et du moment qu’ils disposent d’une connexion Internet, des tâches simples, mais très importantes relativement à l’enregistrement des objets. Pas besoin de fournir un poste de travail ni un mode de transport : ils peuvent, à distance, corriger des erreurs mineures, s’assurer que les champs sont remplis correctement et exécuter d’autres « tâches d’entretien ». Une solution toute simple à laquelle ont activement participé des étudiants en conservation du patrimoine du Fleming College, à Peterborough.

mur et notes autocollantes jaunes

À l’atelier Mark-Park-Spark, on nous a demandé de noter les obstacles les plus difficiles à surmonter en matière de documentation d’objets, puis de les coller au mur.

J’ai ensuite passé l’après-midi à participer à une séance d’information au Museum of Natural History (le musée d’histoire naturelle), assis sur une chaise minuscule à faire semblant d’avoir onze ans. J’exagère à peine, je le jure! La formation était présentée conjointement par Nova Scotia Museum, un collectif de 28 petits musées répartis un peu partout dans la province, de Yarmouth à Iona, aussi diversifiés que les endroits où ils se trouvent. Nova Scotia Museum a conçu un superbe outil pédagogique à l’intention de son réseau, mais aussi de toutes les personnes intéressées à le télécharger. Il s’agit d’une trousse de programmes pédagogiques pour les musées réunissant un ensemble complet de méthodes, de pratiques et de guides qui aident les petits musées à atteindre leurs objectifs éducatifs. Son aspect le plus remarquable, mis à part le téléchargement gratuit : l’approche générique des programmes types qui y sont proposés. L’un d’entre eux, qui nous a été présenté dans un kiosque imitant une station de recherche, vise à cultiver les aptitudes d’observation et la curiosité des enfants. C’est un programme que tous les musées peuvent utiliser, quelle que soit la collection, pour enrichir l’expérience du jeune public. Un excellent produit.


boîte de plastique contenant de faux artéfacts

Le Natural History Museum a présenté un programme qui permet aux enfants de participer à une « fouille » et de consigner la profondeur, la disposition et la description de tous les objets tirés de leurs boîtes.


gants de coton, loupe, crayon et insigne

À la fin de l’après-midi, j’étais officiellement devenu un « détective historique en formation »!



mur de bardeaux de bois et fenêtre

Kiosque imitant une station de recherche avec des dizaines de petits objets fascinants que les enfants peuvent découvrir.


Un seul billet ne suffit pas pour raconter tout ce qui s’est passé au congrès de l’AMC. Rendez-vous dans quelques semaines pour la deuxième partie : les exposés, les séances de formation et les curieuses conditions météo d’Halifax.