Un mot sur les séances

Naturellement, quand on participe à un congrès, c’est pour assister aux séances (quoique les buffets du midi ne sont pas à dédaigner non plus). Au Congrès de l’AMO, à tout moment, trois activités simultanées nous étaient proposées : il fallait donc faire des choix. Heureusement que nous étions plusieurs sur place et que nous pouvions nous fier aux comptes rendus de nos collègues pour ne rien manquer d’important. Pour ma part, je me suis concentré sur les blocs où il était question d’interprétation.

programme de congrès

Au programme du Congrès : 20 séances, conférences et activités différentes.

Nombre de ces séances portaient sur la création de liens avec la population locale, ce qui cadrait bien avec le thème du Congrès. Les gens du musée de St. Catharines nous ont présenté, de façon très vivante, leur façon de s’intégrer à la communauté en tenant des soirées dans les bars et les cafés. Ils y montent des mini-expositions, artéfacts à l’appui, et proposent des activités en lien avec ceux-ci. Des artistes à l’œuvre et du divertissement sur mesure sont souvent de la partie, et le public en redemande. En plus de susciter de l’intérêt pour le musée, cette formule rafraîchissante et agréable permet au personnel de prendre part à la vie de quartier.

dessins sur une table

Un exemple d’activité présentée par le musée de St. Catharines dans le cadre de son programme « aMuse ».

photos de vedettes sur une table

Nos pires faux pas vestimentaires sont revenus nous hanter à la table d’aMuse sur la mode.

Encore plus près du thème, de nombreuses communications traitaient de responsabilité sociale. En raison de leur rôle traditionnel, les musées ont acquis un statut particulier : dignes de confiance, ils sont investis d’une certaine autorité sur le plan moral. De ce fait, on s’attend aujourd’hui à ce qu’ils montrent l’exemple dans la collectivité, en matière de protection sociale et environnementale, de santé et de mieux-être en général. Ils ne peuvent plus se contenter d’aborder les enjeux sous un seul point de vue. Ils doivent interpréter les événements et les lieux historiques sous toutes leurs facettes et se montrer aussi inclusifs que possible, sur le plan tant culturel que didactique. Certes, il y a du pain sur la planche, mais ce sont des efforts que nous devrons tous déployer pour que les musées conservent leur pertinence aux yeux de la société; il nous faut reconnaître les obligations qui vont de pair avec notre mission.

une conférencière

Marlene Hilton Moore décrit le fascinant et rigoureux processus de recherche qui lui a permis de créer les impeccables statues de dirigeants militaires qui enjolivent la Place de la Confédération, à Ottawa.

table de banquet bien garnie

Des bouquets de biscuits servaient de centres de tables lors du souper de clôture. Mon favori était orné d’une voiture de la police provinciale de l’Ontario, mais c’est Louise-Anne qui a mis la main dessus.

Un large pan du Congrès s’adressait particulièrement aux petits musées de proximité (je ne me serais jamais imaginé avoir une longue et fascinante discussion avec le représentant d’un musée sur les horloges, par exemple). En tant qu’employé d’un musée d’envergure nationale, je me sentais parfois comme un intrus, mais j’ai quand même retiré de chaque séance des idées qui pourraient aisément s’appliquer, à plus grande échelle, dans notre institution. Du reste, tous les professionnels des musées vivent des réalités similaires. Nous avons peut-être un mandat pancanadien, mais nous sommes situés dans une ville, appartenons à une communauté muséale, et avons certaines responsabilités à cet égard. Autant d’éléments à ne pas négliger dans la planification de notre nouveau Musée de la Banque du Canada.