Et deux fois plutôt qu’une!

Dans le cadre de sa grande tournée des musées, l’équipe chargée de la planification s’est rendue à Montréal à deux reprises au mois de juillet pour visiter, entre autres, Pointe-à-Callière, un musée d’archéologie et d’histoire situé dans le Vieux-Montréal, tout près du fleuve. Cette institution d’envergure consacrée à l’archéologie est unique en son genre, tant au Canada qu’à l’étranger. En effet, bien peu de musées sont construits comme lui sur des vestiges architecturaux souterrains datant de plusieurs siècles.

Image from ‘Yours Truly, Montréal' multimedia show / Vestiges sur lesquels le spectacle multimédia Signé Montréal est projeté; remarquez la date

Nous avons consacré l’essentiel de notre première visite au visionnement d’une superbe présentation multimédia. Réalisée par les créateurs de Mosaika, le spectacle projeté sur l’édifice du Parlement, elle nous fait revivre en accéléré l’histoire des lieux où s’est bâtie la ville de Montréal. Au moyen d’une douzaine de projecteurs numériques, d’éblouissantes animations entremêlées d’illustrations et de photos d’époque sont projetées sur trois écrans géants et sur les vestiges des fondations de l’édifice de la Royal Insurance, construit en 1861, sur lesquelles s’élève aujourd’hui le musée.

Le site sur lequel le musée est construit témoigne des diverses époques qui ont jalonné son histoire jusqu’au 19e siècle : d’abord lieu de pêche utilisé par les Premières Nations, il a ensuite connu les premiers contacts entre les Français et les Autochtones, l’époque coloniale française et le Régime anglais. Dans la crypte archéologique située sous le musée, on découvre les fondations d’anciennes maisons, une fontaine, un hôtel, des traces laissées par d’anciennes palissades de bois, des rues pavées, un cimetière et ainsi que les voûtes de vastes égouts construits dans les années 1830 : une expérience franchement étonnante. Tous ces éléments exposés dans les dédales des fondations de l’édifice de la Royal Insurance, le dernier à s’être élevé sur le site, sont mis en évidence grâce à un éclairage d’ambiance.

Lors de notre deuxième visite, nous avons pris le temps d’explorer les écrans tactiles, d’admirer la multitude d’éléments architecturaux présentés dans la crypte et d’écouter les histoires racontées par d’étonnantes têtes virtuelles qui semblaient flotter dans les airs. Avec tout cela, nous n’avons même pas eu le temps de visiter les expositions temporaires en cours. Je suppose qu’il faudra y retourner…