Les Australiens ont ouvert le bal en 1988. Depuis, une vingtaine de pays - dont le nôtre - impriment leur monnaie sur un support appelé « polypropylène ». Le support d’impression des billets a toujours constitué un élément de sécurité en soi : en effet, il est difficile pour les faussaires d’imiter les matériaux qui sont particulièrement rares ou coûteux. À cet égard, on a souvent utilisé du papier fabriqué sur mesure. Au Canada, c’est maintenant le polymère qui joue ce rôle.

Ce matériau offre toute une gamme de possibilités en ce qui a trait à la sûreté et à l’aspect visuel. Sa transparence a permis d’ajouter aux billets des microcaractères - chiffres et motifs - qui ne se révèlent que sous un certain éclairage, et la bande holographique métallique s’intègre de façon élégante à la surface scintillante de la bande transparente. Voilà de quoi donner du fil à retordre aux faussaires : ces éléments de sécurité surpassent tout ce qui s’est vu jusqu’ici dans les séries précédentes. Un autre avantage du polymère est sa robustesse. Sa durée de vie est deux fois et demie plus longue que celle des billets en papier, il peut être plié à de très nombreuses reprises et il résiste à la saleté causée par la manipulation quotidienne.

Qu’en est-il des sujets retenus? Cette série porte sur les innovations et les réalisations techniques : le chemin de fer transcontinental, le Canadarm, la recherche dans l’Arctique, la médecine et les sacrifices militaires sont des aspects de l’identité canadienne qui n’ont été que partiellement exploités dans le passé. Si les couleurs dominantes et les portraits de nos billets restent les mêmes d’une fois à l’autre, les thèmes, eux, ne sont pas déterminés d’avance : la prochaine série nous présentera donc une toute nouvelle vision du Canada.